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Textes choisis
 
" La poésie est parole aimante, parole émerveillante, parole enveloppée sur elle-même, pétales d'une voix tout autour d'un silence. Toujours en danger de n'être pas entendue. Toujours au bord du ridicule, comme sont toutes les paroles d'amour. On croit que la poésie est un agencement un peu maniéré de certains mots, une façon obscure de faire tinter un peu d'encre et de songe. Mais ce n'est pas ça. Ce n'est pas ça du tout.

La poésie, on ne l'écrit pas avec des mots. La matière première d'un poème, son or pur, son noyau d'ombre, ce n'est pas le langage mais la vie. On écrit d'abord avec sa vie, ce n'est qu'ensuite qu'on en vient aux mots. Ceux pour qui les mots sont premiers, ce sont les hommes de lettres, ceux qui, à force de ne croire qu'à la littérature, ne connaissent plus qu'elle. Ceux pour qui la vie est première bénie, ce sont les poètes. Ils ne se soucient pas de faire joli. Ils s'inquiètent d'abord de vivre, seulement de vivre. Se faire silencieux, se rendre attentif, vivre, aimer, écrire - ce sont des actes qui n'en font qu'un seul.

Si la poésie n'est pas la vie dans sa plus belle robe, dans sa plus franche intensité, alors ce n'est rien - un amas de petites encres, petits orgueils, petites souffrances, petites sciences. La poésie est une parole aimante : elle rassemble celui qui la prononce, elle le recueille dans la nudité de quelques mots. Ces mots - et avec eux le mystère d'une présence humaine - sont offerts à celui qui les entend, qui les reçoit.

La poésie dans ce sens, c'est la communion absolue d'une personne à une autre : un partage sans reste, un échange sans perte. On ne peut pas mentir en poésie. On ne peut dire que le vrai et seulement le vrai. Si on ment on sort de la poésie. Si belle soit la phrase qu'on écrit, si on ment on sort de la poésie pour choir dans le langage coutumier, dans le mensonge habituel, dans la vie ordinaire, morte. "

Christian Bobin, " La merveille et l'obscur "
“ Parole levée, vent debout ou chant intérieur, la poésie manifeste dans la cité une objection radicale et obstinée à tout ce qui diminue l'homme, elle oppose aux vains prestiges du paraître, de l'avoir et du pouvoir, le vœu d'une vie intense et insoumise. ”

Jean-Pierre Siméon (directeur artistique du Printemps des Poètes).
“ Il ne faut jamais désespérer quand on perd quelque chose : un être, une joie, un bonheur. Tout vous revient plus magnifique.
Ce qui doit se détacher se détache, ce qui nous appartient reste en nous, car tout obéit à des lois qui dépassent nos vues et avec lesquelles nous ne sommes en contradiction qu'apparemment.
Il faut vivre en soi-même et penser la totalité de la vie, ses millions de possibles, d'espaces, d'avenirs, en face de quoi il n'est rien de passé, rien de perdu. ”

Rainer Maria Rilke
“ Car il n'est pas besoin de longtemps fréquenter la mémoire des sens pour trouver à l'étroit sur cette ligne, notre histoire, tracée entre deux gouffres. Que notre vie soit beaucoup plus vaste, plus belle, plus riche que ce bric-à-brac d'événements accumulés entre la naissance et la mort n'est pas seulement un pressentiment de conteur libertaire, c'est une vérité d'expérience. Je suis, nous sommes infiniment plus foisonnants que ne saurait le dire la plus minutieuse des biographies. Nous sommes plus vivants que nous ne saurions nous-mêmes le dire. En vérité, dans cette dimension du temps que perçoit notre intelligence sensitive, nous ne rencontrons pas notre histoire, cette succession de faits et gestes voués, de toute façon à l'oubli. Il n'y a là de place que pour le jeu de la vie. ”

Henri Gougaud
“ Ceux qui croient que l'on peut demeurer éternellement à vif dans la clarté d'un mot d'amour, sans jamais perdre souffle, ceux-là, dans la mesure où ils entendent ce qu'ils disent, force est de les considérer comme fous.
Ce qu'ils prétendent est irrecevable.
Leur parole est démente et cependant que valent d'autres paroles, toutes les autres paroles échangées depuis la nuit des siècles ?
Qu'est-ce que parler ? Qu'est-ce qu'aimer ? Comment croire et comment ne pas croire ?
Peut-être n'avons-nous jamais eu le choix qu'entre une parole folle et une parole vaine. ”

Christian Bobin
“ Il nous faut accepter notre existence aussi loin qu'elle peut aller; tout et même l'inouï doit y être possible. C'est au fond le seul courage qu'on exige de nous; être courageux face à ce que nous pouvons rencontrer de plus insolite, de plus merveilleux, de plus inexplicable.
Que les hommes aient, en ce sens-là, été lâches a infligé un dommage irréparable à la vie; les expériences que l'on désigne sous le nom “ d'apparitions ”, tout ce qu'on appelle le “ monde des esprits ”, la mort, toutes ces choses qui nous sont si proches ont été à ce point en butte à une résistance quotidienne qui les a expulsées de la vie que les sens qui nous eussent permis de les appréhender se sont atrophiés. Sans parler du tout de Dieu.
Or la peur de l'inexplicable n'a pas seulement appauvri l'existence de l'individu, elle a également restreint les relations entre les hommes, extraites en quelque sorte du fleuve des virtualités infinies pour être placées sur un coin de rive en friche où il ne se passe rien.
Ce n'est pas, en effet, la paresse seule qui est responsable du fait que les rapports humains se répètent sans innovation et de manière si indiciblement monotone; c'est plutôt la crainte d'une quelconque expérience inédite et imprévisible qu'on s'imagine ne pas être de taille à éprouver.
Mais seul celui qui est prêt à tout, celui qui n'exclut rien, pas même ce qui est le plus énigmatique, vivra la relation à quelqu'un d'autre comme si elle était quelque chose de vivant, et y jettera même toute son existence. Car si nous nous représentons cette existence individuelle comme une pièce plus ou moins vaste, on constatera que la plupart n'ont appris à connaître qu'un recoin de leur espace, une place devant la fenêtre, un trajet où ils vont et viennent. Ainsi ont-ils le bénéfice d'une certaine sécurité.
Et pourtant, cette insécurité pleine de dangers est combien plus humaine, qui pousse les prisonniers, dans les récits de Poe, à explorer en tâtonnant les formes de leurs effroyables cachots, et à ne pas vouloir esquiver les indicibles terreurs de leur séjour.
Mais nous ne sommes pas prisonniers. (...) Nous n'avons aucune raison d'éprouver de la méfiance à l'égard de notre monde, car il n'est pas tourné contre nous. S'il recèle des peurs, ce sont nos peurs; des abîmes, ils sont nôtres; présente-t-il des dangers, nous devons tenter de les aimer. (...)
Comment pourrions-nous oublier ces vieux mythes qu'on trouve à l'origine de tous les peuples, les mythes où les dragons se transforment en princesse à l'instant crucial; peut-être tous les dragons de notre vie sont-ils des princesses qui n'attendent que le moment de nous voir un jour beaux et courageux.
Peut-être tout ce qui est effrayant est-il, au fond, ce qui est désemparé et qui requiert notre aide. ”

Rainer Maria Rilke
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